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Affichage des messages du février, 2020

La Dame d'Aquitaine (Jacquie Beal)

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Jacquie Beal,  La dame d'Aquitaine , édit. Terre d'Histoires. 347 pages Le Périgord durant les combats et les complots menés par les nobles, les uns en appui au jeune Roi, les autres en pleine " Fronde" contre lui et contre le pouvoir de son cardinal-ministre. Dans ce monde de combats, une jeune fille doit trouver son chemin... et sa place dans  ...  dans un monde qui lui était inconnu, un monde d'hommes courageux, un monde de guerre et de combats ...  un monde d'hommes en armes et de femmes désarmées  ... parce que devenue orpheline à la mort de son père et mise sous tutelle ( son corps aussi bien que son château et son domaine) d'un oncle honnête, mais exigeant quant à son éducation et à sa protection. Mariée à un homme "qu'elle déteste pas" , elle doit apprendre à jouer le rôle d'épouse d'un noble... à cette époque où la société régionale a beaucoup de difficulté à sortir des habitudes médiévales.  A l'extérieur, des trahisons ...

Horemheb : le retour de la lumière (Christian Jacq)

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Christian Jacq, Horemheb: le retour de la lumière . X0 Éditions, 2019. 423 pages Si on peut dire d’un auteur qu’il est “une machine a écrire”, c’est bien de Christian Jacq  qu’on peut le faire. Plus d’une centaine d’ouvrages, dont plus des deux tiers portent sur l’Egypte pharaonique. A peu près tous les pharaons ont fait l’objet d’une biographie romancée sortie de cette machine. Doté d’un doctorat en études égyptologiques, il réussit a tenir la barre scientifique a la hauteur d’une imagination bien encadré. On n’est jamais tenté de mettre en doute ce qu’il raconte, tout en comprenant qu’il “extrapole” pour nous faire partager le quotidien de ses personnages historiques.  J’ai lu la presque totalité de ses oeuvres sur l'Égypte. Et, malgré mes craintes, il n’a jamais “réussi” à m’ennuyer. J’ai donc abordé cette oeuvre la plus récente avec espoir d’y rester plongé jusqu'à la fin des 423 pages. Et je n’ai pas été déçu.  Après avoir profité amplement de la populari...

Joujou (Eve de Castro)

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Eve de Castro,  Joujou , Robert Laffont, 2014. 352 pages. Sur la 4ième page de couverture, on peut lire : “A neuf ans,m Joseph a la naissance. Idéalement proportionné, les traits fins, ravissant. C’est une “réduction humaine”, un liliputien. Doué d‘une intelligence exceptionnelle.” Le seul nain polyglotte, violoniste virtuose et danseur de menuet. Il est célèbre, recherché par des Altesses, des ministres et des généraux. Mais il n’a pas de biens, pas de rente et tout savant qu’il soit, il ne connaît d’autre métier que celui de jouet. L’auteure nous fait accompagner ce nain tout au long d’une… longue… vie… marquée par des amours, des amitiés et des déceptions.  Ce n’est pas encore une caresse, ni même la promesse d’une caresse, mais c’est au moins l'espoir d’une caresse. Nous parcourons, avec lui,  l’Europe d’une fin d’époque en habitant les palais des nobles qui ne font que survivre dans les dernières années de régimes qui ont perdu toute raison d’être.  Le défi est ...

Blanche (Louise Bachellerie)

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Louise Bachellerie,  Blanche , Editions Delpierre, 2015. 499 pages Alors qu'une exposition au Musée des Beaux-Arts de Montréal fait un tour d'horizon des commandes faites par Napoléon pour se donner une image d'empereur, j'ai plongé dans l'univers quotidien de ceux qui ont eu à subir les effets de sa "grandeur". Nous avons traversé la Seine. Il régnait une puanteur qui venait des caniveaux et du lit du fleuve, les maisons et les monuments dont on fait si grand cas me parurent aussi délabrés que les maisons alentour. Même le palais des Tuileries, résidence de l'Empereur et de sa cour, était entouré d'un cloaque où nous pataugeâmes, crottant nos souliers et le bas de nos jupes. Non, ce n'était pas là ce que j'imaginais de la capitale de l'Empire ! Blanche est née à Naples d'une femme abandonnée, a été sauvée des intentions meurtrières de son père, a été amenée en France par une servante, puis hébergée dans une famille de petite nobles...

Theéodora, prostituée et impératrce de Byzance (Virginie Girod)

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Virginie Girod,  Théodora, prostituée et impératrice de Byzance ,   Tallandier, 2018 .  296 pages (BANQ 923 T)  Dans nos manuels d’histoire, c’était la représentation de ce couple impériale sur un mur de mosaïques d’une église de Ravenne en Italie qui illustrait habituellement les pages consacrées à l’empire romain d’Orient dont le siège était à Byzance.  On y voyait deux personnages, lourdement vêtus de pourpre, dans une posture rigide … qu’il nous amusait de croire imposée par l’obligation de soutenir leurs couronnes serties de diamants. Il fallait apprendre qu’il s’agissait de l’empereur Justinien et de son épouse Théodora. On se gardait bien de nous raconter la vie de ces « promoteurs de la foi » dans la région charnière – et stratégique - des Dardanelles (on a entendu parler de la « célèbre » bataille de Gallipoli durant le 1ère guerre mondiale; et on entend , presque quotidiennement, parler de la Constantinople du préside...

La Reine de Jérusalem (Patrick Banon)

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Patrick Banon, La Reine de Jérusalem: Bethsabée , fatale et rebelle . Vents d’Histoire. 2019 . 250 pages (BANQ B2195r)  L’editeur annonce l’auteur comme "un nom incontournable de l’étude des systèmese religieux et des biographies des personnages bibliques." On peut donc supposer que cet "expert" sait de quoi il parle.  Ma formation biblique de jeune chrétien m’a appris des noms de héros comme Saül, David, Absalom, Salomon. Il y avait des gestes (dans le sens médiéval du terme) spectaculaires comme la victoire du jeune David sur le "méchant<"  Philistin et la gloire de Salomon incarnée dans un temple dont on parle encore aujourd’hui. Mais ce n’était que quelques rond-points historiques sur une carte dont les routes étaient beaucoup plus complexes.  L’auteur nous raconte les méandres de lignée de David dont est supposé être descendant le légendaire Jésus. (Je parle évidemment de la version légendaire de la vie de ce personnage avec lequel j’ai...

LE ROMAN HISTORIQUE (citation )

"Il faut bien commencer à considérer la sensibilité subjective  comme un antidote  efficace à la rigueur paralysante de la science. Sous ce jour, le roman historique  deviendrait le dernier examen de passage de l'historien, non pas celui oû il produit  du savoir, mais où il laisse entendre pourquoi il en a envie. " (Guillaume  Malaurie, "Le barbare et la beauté ", in L'Express no 1569  070881)